Comme beaucoup je pense, j’adore discuter avec des gens passionnés. Qu’importe leur passion, que je la partage avec eux ou non, tant qu’ils aiment ce qu’ils font/supportent et qu’ils l’assument, je trouverais toujours cette petite “flamme” partagée avec eux!
A l’approche des Jeux Olympiques de Londres (J-60 aujourd’hui!), je voudrais blablater un peu de ma passion à moi : la natation.
Mon propre parcours natationesque a été un peu “chaotique”, rien de bien régulier. J’ai appris à nager plus ou moins tôt (4 ans) après avoir passé tout mon temps à patauger dans l’eau des lagons du Pacifique (la joie d’avoir vécu en Nouvelle-Calédonie de mes 1 an à mes 3 ans) ou dans la mer frisquette de ma Bretagne originelle.
Gamine un peu bornée sur les bords (du milieu) (j’ai pas trop changé, si ce n’est que maintenant j’écris dans mes lettres de motivation “obstinée, déterminée” au lieu d’emmerdeuse professionnelle haha, mais je digresse), à 6 ans je n’étais pas vraiment du genre à être effrayée par une petite baignade en janvier dans le Finistère nord (véridique).
J’ai dû commencer à pratiquer la natation vers mes 8-9 ans si je me rappelle bien. Sauf qu’à ce moment je n’étais pas vraiment assez mature pour apprécier les entraînements, et mon entraîneur n’était pas vraiment patient non plus… Bref, j’ai abandonné en cours de route. Cela dit, même si ça remonte à loin, j’ai acquis un peu de technique pendant ces quelques mois ; le crawl n’avait plus aucun secret pour moi (on plie un peu le coude, on va taper dans la main sous l’eau, on respire…)
Ce n’est qu’en 3ème, avec l’association sportive de mon collège, que j’ai repris les entraînements. Nous étions bien motivées avec une copine, et notre petit plaisir était de sortir 1h après du bassin de 50m avec 5km dans les pattes, crevées, mais avec le sentiment du devoir accompli.
Au début ce n’était qu’un centre d’intérêt, et finalement ça s’est transformé en passion. Un problème, une tension à évacuer? J’allais nager. Une petite baisse de moral? J’allais nager. Trop chaud, trop froid? J’allais nager!
Même si ça impliquait de s’épiler le maillot et les jambes régulièrement (ô joie, ô bonheur!), même si ça empiétait sur notre pause midi du mercredi (avec le recul je dirais maintenant que c’est notre pause midi qui empiétait sur l’entraînement hihi), et même si nous avons dû parfois nous entraîner dans un minuscule bassin en extérieur (en Bretagne en février, une expérience inoubliable), je n’aurais lâché ce sport pour rien au monde.
Le sentiment de liberté que j’éprouve dans l’eau, la sensation de légèreté et de glisse… J’ai vraiment l’impression d’atterrir dans mon élément chaque fois que j’entre dans un bassin.
On avait beau avoir une entraîneuse réputée terrifiante, cette dernière m’a donné le goût de la vitesse, du dépassement de soi, et surtout elle m’a fait goûter à la compétition. L’ambiance, l’odeur chlorée, la technique à mettre en oeuvre et surtout oublier tout lors de son passage, ne penser qu’à atteindre son but le plus rapidement…
Je me souviens que mon entraîneuse nous avait demandé de choisir deux nages en plus du relais 4 nages pour concourir. J’avais choisi le crawl et la brasse, dans lesquelles je me sentais plus à l’aise (le papillon ce n’était même pas la peine, et je sous-estimais le dos). Une fois mes nages effectuées, en attendant le relais, je regardais les épreuves de dos. Et puis j’ai été appelée à concourir pour cette épreuve. Je me rappelle de m’être vertement engueulée avec mon entraîneuse : “Non mais attendez mais je me suis jamais inscrite là-dedans c’est une blague, en plus je suis une quiche, je vais complètement foirer!”
Sauf que bon, pour contrecarrer les arguments de mon coach, fallait le faire. J’ai pas eu le choix de rentrer dans le bassin, me mettre en position et penser une dernière fois “Je vais me craquer, et je vais me taper la tête dans le mur à l’arrivée, on va bien rigoler…”
Et bam, je suis arrivée première.

Laure Manaudou, Dunkerque 2012
Depuis je ne sous-estime certainement plus le dos haha. C’est même devenu ma discipline favorite dans les compétitions, en raison de l’attachement que je porte à cette réussite inattendue.
Alors quand je vois un nageur français exploser des records (Camille Lacourt), je ne peux qu’être heureuse!

Camille Lacourt, Budapest 2010
Depuis la 2nde j’ai dit au revoir aux entraînements acharnés, aux kilomètres de crawl, de brasse, de dos, au bassin de 50m, au perfectionnement de ma culbute, aux plongeons du plot et à l’ambiance des compétitions… en raison d’un minable, tellement ridicule, problème de santé.
J’ai une trompe d’Eustache un peu défaillante, trop étroite, qui ne laisse pas passer assez d’air dans mon oreille moyenne, et donc mes tympans se rétractent sur les osselets (ce qui, sans traitement, m’aurait mené à la surdité depuis un moment). Je suis donc obligée tous les ans de me faire poser des drains, et avec cela interdiction formelle de plonger au risque d’exploser mes tympans avec la pression.
Et la natation sans plongeon c’est assez nul… Je pourrais, certes, me consacrer au dos. Mais j’adore le crawl et la brasse, et “compétiter” dans ces disciplines requiert de plonger du plot. J’ai testé au bac de natation de commencer déjà dans l’eau… j’ai fait un pauvre 50m NL en 52sc. A titre d’exemple Frédérick Bousquet le fait en moins de 22sc.
Booon, ceeertes, je n’ai pas 18 ans de nage derrière moi, mais 52sc ça fait un peu mal aux fesses!

Camille Muffat est d’accord, mon temps est moisi du bulbe!
Alors voilà, faute de pouvoir nager, je soutiens tous les nageurs français depuis mon canapé. J’ai suivi les championnats d’Europe de Debrecen cette semaine et j’ai grogné devant mon écran en regardant Amaury Leveaux se faire laminer, j’ai été heureuse de voir Bousquet sacré champion d’Europe du 50m NL, j’ai râlé que Filippo Magnini arrive 1er, j’ai rigolé devant Federica Pellegrini appelant Leveaux “Momo”…
Si ça n’a pas été le cas pendant un moment, aujourd’hui je suis de très près l’actualité en natation. Je rigole devant les vannes que Camille Lacourt et Fabien Gilot se font via France 2 ou Le Grand Journal, je suis contente que Laure Manaudou soit de retour dans les bassins malgré ce qu’elle a vécu.
Je regarderai l’open EDF avec plaisir, je ne louperai aucune épreuve de natation des J.O. coûte que coûte. Je continuerai à aimer les pages FB des nageurs ou à lire celle du Cercle des Nageurs de Marseille (7 membres qualifiés aux J.O. sur les 29 français!), ou encore les chroniques et les twitters des uns et des autres.
Souvent la natation est considérée comme un sport “facile”. C’est vrai, la sensation d’apesanteur aide, nous sentir plus léger pendant l’effort. On ne se sent pas transpirer, l’eau nous rafraîchit… Mais lorsque l’on est en pleine course, qu’on ne sent plus ses bras ni ses jambes tellement on les bat fort et vite, que l’on se “dispute” contre l’eau pour la repousser le plus vite possible, que l’on est à bout de souffle, que l’on stresse que notre coéquipier se foire en relai ou de rater son départ… Ou même encore que l’on se paye une crampe en plein milieu du bassin de 50m, que l’on se surpasse pour améliorer son record personnel, qu’on nage 800m avec un pull-buoy (sérieux, ce truc est l’invention d’un sadique!) Pour moi la natation est aussi éprouvante qu’un autre sport.
Avec les talents qui se sont récemment révélés et ceux qui se sont placés comme des institutions (Camille Lacourt en dos, Yannick Agnel en 400m NL, Camille Muffat en 200m NL… et j’en passe), je n’ai jamais été aussi fière de supporter ce sport et de le voir si médiatisé. Certes, la beauté de nos nageurs y est pour beaucoup (je n’irai pas démentir ce point héhé!), mais c’est aussi la preuve d’une reconnaissance et de l’intérêt d’un public non spécialiste qui a longtemps privilégié le football, le cyclisme et le tennis.

C’est sûr qu’on ne va pas se plaindre avec ceci à notre écran! (Camille Lacourt)
Parfois mes amis sont un peu largués de m’écouter parler des derniers résultats ou de savoir que je connais les clubs et les entraîneurs de chacun, et mes parents rigolent des potins que je glane çà et là sur les nageurs… Je dois sembler un peu déglingo (c’est normal ça, haha!) ![]()
Mais je sens que je suis vraiment animée par quelque chose, je suis dans mon élément avec ce sport. Je pourrais passer des heures à regarder des vidéos de championnats et les résultats de mes favoris.
Je ne désespère pas de recommencer à fréquenter assidument le bassin olympique de ma ville (et non plus la piscine municipale 1 fois toutes les 2 semaines), de mouiller mon beau maillot noir, d’enfiler mon bonnet et mes lunettes sexy, de me bousiller les cheveux, de me taper la tête dans le mur sans faire exprès, de me massacrer les cuisses avec un pull-buoy… de passer des heures dans l’eau quoi!
En attendant mon objectif c’est de voir une compétition en live. Faute de passer par la chambre d’appel, c’est de l’ambiance que je veux m’imprégner, et soutenir à fond mes petits préférés (Agnel, Lacourt, Bousquet, Muffat, Manaudou x2, Gilot notamment).




J’ai découvert cette recette grâce à une fille du forum sur lequel je passe environ les 3/4 de ma vie (haha!), merci Nevez!








J’aime beaucoup le vert émeraude, et avec mon teint et ma couleur de cheveux cette couleur pourrait pas mal coller (je suis brune aux yeux marrons avec une peau claire). Il pourrait me permettre de colorer un peu mes tenues “basiques” sans trop en faire, selon la quantité mise.














J’ai décidé de le prendre lui et pas un autre, à la fois à cause de mon budget (que j’avais fixé à grand max 60€) et aussi parce que cette marque est assez réputée apparemment.